15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 20:10

http://userserve-ak.last.fm/serve/_/6111031/The+Libertines+Boys+in+the+Band+by+Roger+Sarg.jpg

 

Les Libertines se sont reformés cet été à l'occasion du festival de Reading en Angleterre, on regrettera une reformation qui s'est faite peut être plus pour des raisons économiques (1,5 Millions d'euros pour deux sets de 45 min) que pour le reste. La mauvaise nouvelle c'est que maintenant Doherty n'a plus aucune limite à la dépense question dope et lui avoir mis tout ce fric entre les mains n'est peut etre pas forcément la meilleure solution pour le maintenir en vie.


En cette fin Août c'était peut être le dernière réunion des quatres lads londoniens, tant les derniers qui ont vu Doherty ces jours-ci lui donnaient que quelques mois à vivre. Espérons qu'ils ont tort et qu'il n'ait pas encore tout à fait toucher le fond.


Quoiqu'il arrive, bien loin des tabloids et de cette image que la presse people a pu lui donner, c'est un poète comme on en fait plus aujourd'hui, il a cette culture des bas fonds, la tête dans les étoiles, une volonté de faire Rimbaud au XXI siècle, un truc à la Oscar Wilde, un peu comme Ian Curtis avait ses références littéraires dans Joy Division.


Il est et restera un atypique, à la fois en dedans et en dehors du système, n'ayant en rien chercher à être une icône du rock mais plutôt à subir  tout ce cirque autour de lui. A le voir sur scène on a même le sentiment qu'il est spectateur de sa propre vie, de son propre destin, qu'il ne maitrise rien.


Comme l'était les poètes romantiques Baudelaire, Rimbaud ou Huysmans, Pete Doherty est un décadent du XXI siècle avec tous les excès que cela comporte mais aussi avec toute la magie qu'il en ressort.

 

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Published by Webzine Obstacle - dans Chroniques
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